Stabilo vert surlignant le mot cancer dans un dictionnaire

Deuxième cause de cancer du poumon : le gaz radon

Le cancer du poumon est largement connu comme étant une conséquence mortelle du tabagisme, mais il peut aussi toucher ceux qui n’ont jamais pris une cigarette. Le cancer, bien que parfois déclenché par un facteur extérieur, est la prolifération aléatoire de cellules. Le corps est censé réguler la division cellulaire, mais lorsque quelque chose interfère avec sa capacité à maintenir un équilibre, les cellules peuvent se diviser à un rythme exponentiel, provoquant des tumeurs.

Le cancer du poumon se propage rapidement une fois qu’il s’est formé, et il fait partie des types de cancer les plus difficiles à traiter. La première année, seuls 40 % des patients ont des chances de survivre ; la troisième année, ce chiffre tombe à 10 %. Le cancer du poumon fait plus de victimes chaque année que les cancers du côlon, de la prostate et du sein réunis, ce qui en fait la forme de cancer la plus meurtrière.

Deuxième cause de cancer du poumon : le gaz radon

Les produits du tabac sont responsables de 80 à 96 % des cas de cancer du poumon, mais ne pas fumer ne garantit pas la santé des poumons. Même sans exposition aux produits du tabac ou à la fumée, une personne peut toujours contracter un cancer du poumon.

L’amiante est devenu un facteur bien connu pour causer le mésothéliome, mais il est également lié au cancer du poumon. Les fibres d’amiante peuvent rester dans les poumons toute la vie, et les personnes qui ont été exposées sont cinq fois plus susceptibles de développer un cancer du poumon, même si elles n’ont jamais fumé.

Le radon, un produit de la désintégration de l’uranium, est à l’origine d’environ 3 000 décès par cancer du poumon chaque année en France. Bien que le radon peut être détecté facilement dans nos maisons, il représente à ce jour la deuxième cause de cancer du poumon derrière le tabac, mais devant l’amiante. Il a été démontré que la prédisposition génétique peut contribuer au développement du cancer du poumon. Les antécédents de maladies pulmonaires, y compris les cancers du poumon antérieurs, augmentent également le risque. Environ 1 % des cancers du poumon sont dus à la pollution atmosphérique. Si le tabagisme augmente les risques, n’importe lequel de ces facteurs de risque peut à lui seul provoquer un cancer du poumon.

France 3 Occitanie | Le radon, un des gaz les plus cancérigènes de France, très présent en Occitanie

Les symptômes du cancer du poumon

Ce qui rend le cancer du poumon encore plus dangereux, c’est que dans la plupart des cas, il n’est découvert que lorsqu’il s’est déjà propagé à d’autres parties du corps. Souvent, il n’y a pas de symptômes. Lorsqu’il y en a, ils peuvent être si faibles qu’une personne ne consultera pas un médecin et que le cancer ne sera détecté que lors d’un examen de routine, ou jusqu’à ce que le cancer se propage et provoque des symptômes plus graves dans d’autres régions.

Les symptômes mineurs peuvent inclure une toux chronique, une perte d’appétit, des problèmes d’ongles, un essoufflement, une faiblesse et une fatigue. Les signes plus graves sont l’expectoration de sang, des douleurs articulaires et osseuses, une perte de poids inexpliquée, une paralysie faciale et des douleurs thoraciques. La présence de liquide dans les poumons peut également, mais pas toujours, évoquer un cancer. Les médecins peuvent le vérifier en effectuant des radiographies du thorax, des analyses cytologiques de l’expectoration, des tomodensitogrammes, des IRM, des analyses de sang ou des TEP-scans. Parfois, une biopsie du poumon est nécessaire.

Le moyen de prévention le plus efficace est d’éviter la fumée de cigarette, mais une alimentation riche en fruits et légumes peut également réduire le risque. Le cancer du poumon survient rarement chez les personnes de moins de 45 ans, mais après cet âge, il est important d’être attentif aux symptômes et de prévoir des examens réguliers, surtout si l’un des facteurs de risque s’applique.

Une détection précoce augmente les chances de survie. Trop souvent, les gens font l’erreur de croire qu’ils ne risquent pas d’avoir un cancer du poumon parce qu’ils n’ont jamais fumé. Pourtant, chaque année, le cancer du poumon continue de tuer des milliers de personnes en France. Si davantage de personnes étaient conscientes des causes moins connues, peut-être réaliseraient-elles l’importance du dépistage précoce.

Retour haut de page